Méditer c’est donc comme « muscler » son cerveau.

La musculation développe nos abdominaux. L’entrainement régulier en méditation consiste à observer le fonctionnement naturel de notre esprit tel qu’il est. Il faut éviter de chercher à modifier quelque chose. Ne cherchez ni l’agréable ni à éviter le désagréable.

C’est appuyer sur le bouton pause de nos activités motrices. Nous restons dans l’immobilité. Nous observons notre expérience, nos pensées et nos émotions dans l’instant. En se familiarisant avec nos schémas mentaux et en les accueillant sans analyses ni jugements, notre agitation mentale s’apaise. Cela laisse peu à peu place à un horizon plus clair. Cette clarté, cette lucidité permet d’être pleinement présent pour agir et réagir en pleine conscience. Méditer ne veut pas dire empêcher nos émotions désagréables et nos pensées négatives d’exister. Cela signifie les reconnaître. Nous devons les connaître et comprendre qu’elles sont éphémères, passagères.

Et finalement mieux faire avec, mieux vivre avec, librement.

Dans le milieu du travail, la littérature montre que cette attitude d’ouverture et d’entrainement de l’attention à l’instant présent améliore la santé mentale, le bien-être, l’empathie, l’accomplissement professionnel, la satisfaction et réduit le stress, l’anxiété, l’épuisement émotionnel, la détresse, en particulier chez les professionnels de santé et les enseignants (HAS. Repérage et prise en charge cliniques du syndrome d’épuisement professionnel ou burnout. 2017).